Paroisses catholiques du secteur pastoral de l'Yvette

 

 

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20220616 CompostelleVelo0Aller à Saint-Jacques-de-Compostelle était un vieux projet que je pensais faire au début de ma retraite professionnelle. Naturellement à pied, en hésitant entre partir du Puy, la plus belle route, ou de la maison, ce qui à mon avis a un sens. Entre hésitations et autres activités, le projet n’a pas eu lieu et aujourd’hui je suis physiquement incapable de le faire à pied, mais je peux faire du vélo. D’où le projet d’aller à Compostelle à vélo...

Je découvre en préparant le voyage, qu’il y a une véloroute qui permet d’aller jusqu’à St Jacques : la EV3 appelée en France la Scandibérique. Un trajet pas très direct, mais offrant un circuit balisé évitant les routes à grande circulation, et pouvant être téléchargé sur le téléphone. Cela me semble une bonne base.

Le départ à finalement lieu le 17 mai après la messe du matin à Orsay, suivie d’une bénédiction des pèlerins par le père Luc. Deux camarades, Yves et Jean-François, m’accompagnent au départ, mais leurs projets ne sont pas tout à fait les mêmes, et il est prévu de se séparer en route. Leur compagnie me sera, en tout cas, d’une bonne aide.

La partie française va se faire en camping. Ce qui implique chaque jour : recherche du camping, montage de la tente, dîner, coucher et le lendemain démontage. Chaque jour une moyenne de 80 km permet la méditation, la contemplation du paysage ainsi que quelques pauses : prière, tourisme, nourriture et ravitaillement. Au fil des jours s’établit un rythme à la fois régulier et diversifié car les régions traversées sont différentes, les paysages changent, les campings (ou les hébergements en Espagne) sont variés (et quelquefois même avec piscine !), les personnes rencontrées sont toujours une surprise, que ce soit des locaux ou d’autres randonneurs à vélo qui ont souvent des projets bien plus longs que le nôtre.

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Nous rejoignions la véloroute à Orléans, puis longeons la Loire jusqu’à Tours par un trajet commun avec la véloroute de la Loire à Vélo. Puis cap au sud vers Châtellerault, Chauvigny, Confolens. Cap à l’ouest vers Angoulême, descente vers Créon et remontée vers Bordeaux.

Après le départ des copains (Jean-François rejoint en train et car, l’Espagne au point où il avait dû s’arrêter l’an dernier et finira à Santiago bien avant moi, Yves prendra aussi le train de Bordeaux à Bayonne puis montera à Roncevaux qui était son objectif pour cette année). Je fais alors quelques rallonges pour voir des amis ou des cousins que nous n’avions pas vus depuis longtemps. Crochet à gauche vers Bergerac et crochet à droite vers Arcachon.

A Bordeaux, Cécile me rejoint pour une journée de tourisme à deux qui nous permet de découvrir la ville, une belle ville bien adaptée aux vélos, et qui en comporte beaucoup.

Je reprends mon périple par Arcachon puis les Landes jusqu’à Bayonne d’où je renvoie mes affaires de camping par la poste (inutile de camper en Espagne, il y a de très bons gîtes, économiques pour les pèlerins). Le vélo s’en trouve allégé, ce qui tombe bien car il va y avoir des montées.

De Bayonne je regagne Saint-Jean-Pied-de-Port. A partir de là le chemin est partagé avec les pèlerins à pied que l’on retrouve aussi le soir dans les albergues (nom espagnol pour ces hébergements collectifs)

Le rythme reste globalement le même avec beaucoup plus de contacts internationaux et finalement assez peu de Français. La EV3, est encore peu balisée en Espagne et suit à peu près le parcours des pèlerins à pied, quelquefois sur le même chemin, mais souvent sur route.

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Le circuit nous fait passer par quelques grandes villes riches d’histoire et de monuments : Pampelune, Burgos, León et bien entendu Santiago pour ne citer que les plus connues. Mais que de merveilles aussi dans les plus petites.

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Que de différences également dans les paysages, qui vont de parties désertiques à des paysages de montagne dignes de nos Préalpes françaises.  Différences également dans les efforts nécessaires pour les étapes, avec certaines comportant de gros dénivelés, d’autres en faux plats, ou plus ou moins bosselées. Globalement l’Espagne est plus sportive, surtout sur les dernières étapes.

Un beau voyage-pèlerinage d’un mois (retour à la maison le 17 juin) totalisant 27 jours de vélo et trois jours de repos pour 2100 km parcourus.

 

Merci Seigneur de ce cadeau !

Jean Pierre RAIMOND